La dolce vita

Voici un site ouvert. Il regroupe mes travaux de reflexion en cours sur la politique internationale et surtout sur l'urbanisme contemporain de Tokyo.

11 mai 2008

Loic Wacquant, de l'etat social a l'etat penal, transfert de culture politique, criminaliser les classes ouvrieres et populaires

"Le precariat"

Faire accepter le travail comme seule orientation de realisation sociale, avec pour but l'acceptation de l emploi precaire par les classes ouvrieres fractionnees, et la penalisation des "innemployables".Le chomage ne serait pas une crise economique, mais l'avenement d'une revolution neoliberale vers une une societe du "precariat", comme l'a ete au 19eme siecle celle du "salariat".

http://www.dailymotion.com/video/x8a00_loic-wacquant-sociologue
http://www.dailymotion.com/relevance/search/loic%2Bwacquant/video/x8a00_loic-wacquant-sociologue

de l'etat social a l'etat penal:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/loic%2Bwacquant/video/x3q6ky_loic-wacquant-de-letat-social-a-let_politics

http://www.dailymotion.com/playlist/x97vt_Pom40_societe/video/x344dv_itvwacquant_politics

http://lemondededemain.wordpress.com/videos/

site de l'auteur:
http://cse.ehess.fr/document.php?id=789
http://sociology.berkeley.edu/faculty/wacquant/

Posté par jade38 à 14:50 - THINK 2 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

prospective studies of the year 3000 proposition de terraforming

"prospective studies of the year 3000" est un rapport classe cojnfidentile de l'ONU.
Il s'agit d'une etude prospective dirigee par une equipe pluridisciplinaire de l'universite de Budapest , dirigee par le professeur maldovalack gabor botsi jormiervitz

video le dessous des cartes (arte):
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/le-dessous-des-cartes/392.html

http://www.dailymotion.com/video/x11bhr_dessous-des-cartes-prospective-an-3

carte1carte_2

la formation de 13 grandes regions etats:
U.E. l'union eurasiatique
La Siberchine
La Deccanie
C.A.P. La confederation Australo Pitheque
L'Arabie Heureuse
La Tamerland
F.S.U. La Federation du Sahara Uni
U.A.G.L. L'Union de l'Afrique des Grands Lacs
La Mandelia
G.N.U. Le Grand Nunavut Uni
A.Z.B. L'Amerique Zappato Bolivarienne
F.I.G La Federation de l'Incalangue et du Guarana
La colonie Antarctique

qui sont le resultat de trois facteurs:
l'integration economique
l'unite linguistique
le rechauffement climatique

la langue internationale "espaglaise"

" la S.C.P." la societe civile planetaire
carte_4____

le P.C.U.E.

2287: 450 millions de refugies climatiques.carte_5

Les perturbations climatiques, des precipitations et les deplacements des zones seches et temperees
carte_6

Les catstrophes ecologiques du 23eme siecle:
mutation des especes animales (l'apparition du crius ravageur)
une diminution des pres de 30% des rendements agricoles dans le monde
une recrudescence des maladies infectieuses ( diffusion du palludisme et de "la fievre tetartranegra" cause par le moustique "anopherla tetartis" a partir de l'augmentation de 2degres de la temperature)
carte_7carte_8

L'exetension des zones de peche, le poisson, qui devient la premiere source d'aliment humain du 23eme siecle.

2229: Le plan Malcom Aubray(secretaire general de l'ONU)
est un plan D'integration regionale a grande cehelle pour gerer le probleme des refugiers climatiques et de la reorganisation agricole
carte_9

La creation d'un fond spatial international
pour favoriser la conquete des planetes du systeme solaire et resoudre le probleme des refugiers climatiques
carte_10

2310 Le premier vol de la fusee fractal aero-nucleaire "la sotovia 3000" . Cette navette peut transporter jusqu'a 1200 personnes.
carte_21


2325 La premiere colonie lunaire (gargarine), puis d'autres colonies. La terre devient alors un objet de culte et d'adoration pour les nouvelles colonies. Ils developpent la culture sous serre, dont la maitrise sera necessaire a l'expansion des colonies spatiales.
carte_12
carte_13
carte_14
(les stations d'alunissage)

2701 La colonisation de Mars, une etape difficile, car la planete n'a pas d'eau.
La Terre devient une planete de plus en plus eloignee aux yeux de la population des colons.
L'aparition de clones, utilises pour les travaux agricoles et leur savoir faire dans le commerce avec la terre.
L'invention des usines aqualiques pour la fabrication d'eau artificiel, une revolution et permet la colonisation de mars.
carte_15
carte_16____carte_17
carte_18

Les armees sont interdites dans les colonies.
Puis se constitue des colonies plus eloignees, plus autarciques et plus modetes, qui vont developper un nouveau courant de pensee et vont demander ensuite leur independnace vis a vis de la terre (vers 2900).
carte_19

2961 Declaration d'Independance de colonies sud marsiennes, Utopia, une societe sans clones.carte_20

3000 les tensions entre les colonies marsiennes augmentent. les colonies du nord sont toujours sous tutelles des autorites terriennes malgre la nomination d'un gouverneur. La guerre de mars aura-t-elle lieu?

Posté par jade38 à 04:43 - FUTUR - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

etudes de cas (norvege) et reflexion sur la consommation, production

http://blog.mondediplo.net/2007-09-06-Une-dechetterie-modele:

"Une decehterie modele?
Etude cartographique multi-scalaire — Heftingsdalen (Norvège)

lundi 10 septembre 2007, par Philippe RekacewiczEntre mars et août 2006, nous avions réalisé une enquête cartographique sur la gestion des déchets dans un district du Sørlandet (sud de la Norvège). Un article publié dans le journal local Agderposten alertait sur la situation d’engorgement de la déchetterie municipale. Nous n’arrivions pas à nous expliquer comment, dans dans le contexte local — une région très peu peuplée et beaucoup d’espace disponible — il était possible d’arriver à une situation aussi critique. La Norvège est un pays riche — le revenu national brut (RNB) est de 39 000 dollars par habitant contre 29 000 dollars pour la France selon le PNUD — où le pouvoir d’achat est très fort et la consommation effrénée. La production induite de déchets suit logiquement le mouvement : par habitant, elle est — dans cette région en particulier — une des plus élevées du monde.

JPEG - 532.3 ko
La déchetterie d’Heftingsdalen
© Agder Renovasjon
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

L’objectif de cette enquête était de rappeler, d’une part, le lien direct entre la consommation et le contenu des poubelles (la question de la gestion des déchets incite à une réflexion sérieuse sur notre manière de consommer). La première visite à la déchetterie nous a donné l’occasion de voir des couples venir se débarrasser de sofas quasi-neufs car n’étant plus à la mode ou de lampes halogènes dont seules les ampoules étaient grillées... D’autre part, de montrer qu’un système de recyclage en apparence propre, efficace et moderne nécessite une mise en œuvre qui suppose beaucoup plus de transport et de manutention, donc plus de pétrole et d’émissions de CO2, et révèle au final un bilan environnemental négatif.

Ce travail de terrain a aussi été l’occasion d’affiner une méthode de collecte de données et d’assemblage cartographique à plusieurs échelles, qui permettait d’éclairer cette problématique sous des angles différents, et de montrer les liens intimes qui unissent les systèmes de gestion aux niveaux local, national et régional. Nous présentons ici les résultats, les cartes finales ainsi que les documents préparatoires et les esquisses, accompagnés d’une brève description de cette approche cartographique.

Une partie de cette enquête a été filmée pour le documentaire allemand de la ZDF réalisé par Thomas Schmitt « 52° Sud — La passion des cartes » diffusé sur Arte en mars 2007, et dont vous pouvez voir des extraits sur le site You Tube :


Extrait 1 — 8 min 30


Extrait 2 — 5 min 30

Une version courte a aussi été publiée dans Waste vital graphics 2, un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) produit par le PNUE/GRID-Arendal et publié en 2006. Vous pouvez télécharger la double page (en anglais) ci-dessous :

PDF - 849.3 ko

« Tout ce que vous voyez ici, dans un rayon de 180°, le moindre produit disposé sur ces étagères, tout, absolument tout arrivera chez nous. Cela prendra un jour ou dix ans, mais nous récupèrerons tout. Y compris le contenu des fosses septiques. » Ainsi s’exprime l’ingénieur technique en charge de nous faire connaître le fonctionnement de la déchetterie communale « modèle » d’Heftingsdalen (groupant les communes d’Arendal, Grimstad et Froland dans le sud de la Norvège).

JPEG - 580.2 ko
Entrez et venez voir tout ce qui s’offre à vous...
... et consommez autant que vous le pouvez !

La visite commence de manière inattendue à quelques kilomètres du site, dans le supermarché de la petite ville voisine de Saltrød. « Je tenais à vous montrer ce qui à l’origine “nourrit” Heftingsdalen... le supermarché est, en quelques sortes, une prévisualisation de la déchetterie. Le lien entre la consommation et les déchets est direct, on l’oublie trop souvent. Pour les consommateurs, les déchets et l’idée même du déchet et de son « devenir » disparaissent de leur vie aussitôt leurs poubelles sont vidées. Ils nous voient au mieux comme un cimetière de la société de consommation. Pourtant, peu d’entre eux soupçonnent que le contenu de leurs poubelles commence chez nous une nouvelle vie. Rien ne disparaît, tout se transforme… En produits solides, liquides, gazeux, et cela a nécessairement un impact sur notre environnement et nos conditions de vie. »

Notre hôte nous entraîne à travers les allées, pointe du doigt les produits inutilement sur-emballés ou les emballages mixtes (carton/plastique par exemple) qui font le cauchemar des recycleurs. « Je me sens parfois comme un travailleur humanitaire agissant dans l’urgence, poursuit-il, la génération de déchet est à la hauteur de la quantité de produits offerts à la consommation, c’est-à-dire gigantesque, et nous sommes aujourd’hui à l’extrême limite du volume de déchets que nous pouvons traiter. La déchetterie était une solution relativement efficace et soutenable il y a encore cinq ou six ans, aujourd’hui elle est devenue une réponse de crise. » En 2005 la génération de déchets ménagers était supérieure de 10 000 tonnes à celle de 2000, passant de 15 000 à 25 000 tonnes pour une population quasi équivalente…

Pourtant, la région était depuis 1999 en dessous de la moyenne nationale norvégienne pour la production de déchets ménagers exprimée en kg par an et par habitant (entre 50 et 100 kg de moins par personne). Depuis, la région a rattrapé la nation et fin 2005, la moyenne de génération se situait autour de 400 kg de déchets ménagers par habitant pour l’année. Mais ce chiffre ne donne hélas qu’une vision tronquée de la réalité puisqu’il ne prend pas en compte les 20 000 tonnes de déchets en provenance du monde professionnel (entreprise de bâtiment, industrie légère et secteur tertiaire). Ce sont donc environ 45 000 tonnes de déchets qui sont traitées sur le site, ce qui met la moyenne à… 720 kg par habitant et par an. Le mouvement s’accélère, et cette augmentation, outre qu’elle montre une nette augmentation de la consommation, inquiète les responsables du site qui hésitent aujourd’hui sur les solutions de gestion pour les dix ans à venir.

A l’entrée de la déchetterie, immense espace découvert qui s’étend sur plus de 15 hectares, un panneau annonce : « Ici, nous vendons du compost, de l’écorce et des copeaux de bois. » Ce sont les trois seuls produits transformés sur place à partir des déchets alimentaires et du bois de récupération, dont le succès régional ne se dément pas (la production est en moyenne de 4 000 à 5 000 tonnes par an) : pas un jardin, un parterre de fleur, un carrefour ou un parc qui ne soit aménagés avec ces produits naturels recyclés en provenance d’Heftingsdalen. L’autre partie des déchets est triée, conditionnée et redirigée vers des centres de collectes nationaux en Norvège et en Suède. Le directeur, Jens Christian Fjelldal, annonce fièrement que son site revend aux particuliers comme aux entreprises du secteur public ou privé une gamme de plus de 200 produits qui seront tous réinjectés à diverses étapes du système de production ! Autant de « matière première » qui ne sera pas directement prélevée dans la nature.

JPEG - 426.1 ko
Heftingsdalen : organisation spatiale

L’activité rapporte à peu près autant qu’elle coûte, ce qui est déjà un point remarquable pour les trois communes puisqu’elles réussissent à financer à 100 % la gestion de leurs déchets. Le chiffre d’affaires annuel s’élève à 72 millions de couronnes norvégiennes — soit 8,6 millions d’euros — provenant essentiellement de la revente des produits conditionnés et recyclés ainsi que des abonnements annuels des entreprises privées ou des foyers. Les frais de fonctionnement de 68 millions de couronnes permettent, entre autres, de faire vivre une trentaine de personnes et laissent de surcroît un très léger bénéfice de 4 millions de couronnes.

L’organisation de la déchetterie a été pensée, d’une part, pour limiter la circulation des déchets et, d’autre part, pour limiter les dommages environnementaux. Le cœur du système sont les aires de dépôts, près desquelles sont situées les installations recevant les déchets très dangereux (produits chimiques, amiante, laques, huiles, etc.). Ils sont stockés selon des procédures strictes de sécurité et ne bougent pas jusqu’à ce qu’ils soient détruits sur place ou redirigés vers les centres de traitement spécialisés, à l’extérieur du site. Tous les autres déchets sont triés directement par les utilisateurs dans de grandes bennes, sous l’œil vigilant du personnel qui doit souvent renseigner sur la nature des déchets et conseiller la benne appropriée. Les bennes pleines sont dirigées dans les lieux de traitement de chaque type de déchet selon un schéma de transport conçu pour limiter les trajets internes. Par ailleurs, les eaux d’infiltration chargées en polluants divers (chimiques, bactériologiques, pesticides) sont récupérées par un système de drainage, avant d’être déversées dans des bassins de collectes situés en aval des lieux d’enfouissement et acheminées par un aqueduc fermé dans un centre de traitement à 20 kilomètres. En principe, cette eau de drainage n’entre jamais en contact avec le bassin hydrographique dans lequel est installée la déchetterie.

Même si les surfaces occupées pour le conditionnement du papier, carton, plastique, métal ferreux, verre et bois sont très restreintes, les volumes traités sont très importants (21 000 tonnes en 2005 soit un peu moins de la moitié du total). Les rotations sont simplement très rapides et les déchets conditionnés évacués assez vite après leur arrivée sur le site. Des surfaces beaucoup plus larges sont consacrées au traitement du compost, et surtout, à l’enfouissement des déchets non triés. Il faut 5 à 6 mois pour produire un compost de bonne qualité lorsque les déchets alimentaires sont mélangés avec du calcaire et des copeaux de bois et disposés en grandes rangées de 20 à 30 mètres.

La partie la plus importante de la déchetterie, c’est le site d’enfouissement qui occupe plus de la moitié de la surface. Terminent ici leur vie tous les déchets qui n’ont pu être, ni triés, ni récupérés, c’est-à-dire entre 16 000 et 17 000 tonnes par an, soit 37 % du volume total. Les tracteurs et les bouteurs (bulldozers) sont en action toute la journée, et doivent répartir méthodiquement les 50 à 60 tonnes (20 à 25 mètres cubes) que les camions-poubelles déversent chaque jour en fin de matinée après leurs tournées. Ces « montagnes » de déchets symbolisent bien la problématique surconsommation/déchets, insoluble à terme, selon les ingénieurs, si la croissance persiste à ce rythme dans les années à venir. L’enfouissement représente un défi en terme de gestion et une solution coûteuse. Les espaces prévus se remplissent beaucoup plus vite que ce que les pires prévisions pouvaient laisser penser. A titre d’exemple, le site actuellement actif pour l’enfouissement est déjà aujourd’hui rempli au niveau prévu pour… 2014 !

JPEG - 51.6 ko
« FULL »
Un panneau trouvé au milieu du champ d’enfouissement

A ce rythme, Heftingsdalen affichera bientôt complet pour ce qui est de l’enfouissement, à moins de couper à blanc quelques hectares de la forêt qui ceinture la déchetterie et de créer une extension. Les gérants pourront aussi éventuellement négocier avec les pouvoirs publics l’autorisation d’empiler encore quelques dizaines de milliers de tonnes de déchets jusqu’à la cote de 90 mètres — actuellement la limite est de 85 mètres —, mais là aussi, cette solution relève du court terme, un ou deux ans tout au plus. Une proposition des autorités norvégiennes pour le contrôle de la pollution (SFT) pourrait bien avoir bientôt raison de ces immenses champs d’enfouissement et les perspectives d’exploitation du gaz méthane, puisqu’elles ont proposé au gouvernement d’interdire, à partir de 2009, l’enfouissement des déchets ménagers non triables au profit de l’incinération.

JPEG - 526 ko
Heftingsdalen : image satellite (été 2004)
© Norge i bilder

Dans ce contexte, le système à mettre en place pour la récupération d’énergie est actuellement au centre du débat. Pendant un temps, Heftingsdalen avait imaginé installer une centrale technique pour collecter et distribuer le gaz méthane. Aujourd’hui, au regard de cette future interdiction et de l’importance des investissements (plusieurs centaines de millions de couronnes), cette solution n’est plus envisagée et les techniciens travaillent, en collaboration avec la société publique locale de distribution d’électricité (LOS), à des solutions de récupération d’énergie par incinération des déchets, technologie moins chère et plus efficace en terme énergétique.

Les émissions de gaz méthane (issue des champs d’enfouissement) représentent environ 160 mètres cube par heure et sont actuellement presque entièrement brûlées dans une station installée à l’une des extrémités du site. C’est ainsi que 1,9 million de mètres cubes de gaz méthane ont été brûlé pour éviter les émissions dans l’atmosphère (le méthane représentant, à volume égal, une contribution 20 à 25 fois plus importantes en gaz à effet de serre que le CO2), et c’est autant d’énergie perdue pour de possibles multiples utilisations locales.

Au terme de ce voyage dans les entrailles de nos déchets, nous percevons plus intimement le lien évident entre nos modes de vie et le prix qu’il faut payer pour gérer les conséquences de notre choix d’une société d’hyperconsommation. Heftingsdalen est considéré en Norvège comme un centre « modèle » de tri (et de conditionnement) puisque ce site réussit à gérer les déchets — pour le moment — dans des conditions humaines et environnementales à peu près acceptables. Mais ce site n’est qu’un petit rouage d’une machinerie complexe. Une fois conditionnés, les déchets — qu’ils soient classés dangereux ou non — sont dirigés vers des centres de tri nationaux, où ils sont à nouveau stockés, reconditionnés et envoyés non seulement en Europe (Belgique, en Finlande, en Allemagne, en Suède, en Pologne ou en Lettonie), mais aussi en Amérique du Sud ou en Asie…

JPEG - 570.8 ko
Déchets : transport et diffusion régionale

Oui, les déchets recyclés voyagent très loin et parfois très longtemps, en camion, en train ou en bateau. Cela veut dire, à chaque étape du recyclage, du transport, de la manipulation, du travail, et donc, du pétrole, de l’énergie et des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre, ce qui remis en perspective dans le bilan écologique global annule tous les efforts : on économise sur la matière première et on sauvegarde la nature, mais on produit plus d’émissions et on utilise plus de pétrole… Est-ce-à-dire, dans cette perspective, que l’incinération représente « la » solution (à condition que les cheminées soient correctement filtrées) ? Une initiative comme celle d’Heftingsdalen n’a de sens que si elle est accompagnée par une concertation de tous les acteurs en amont et en aval de cette grande chaîne. En amont, avec les fabricants des produits sur la question des constituants, et surtout les distributeurs sur la question des emballages. En aval avec les pouvoirs publics et des organismes internationaux de régulation pour limiter le mouvement des déchets et promouvoir la décentralisation du système : l’installation d’unités locales ou régionales de transformation.

Quelques mots sur l’approche cartographique

L’idée principale était de comprendre le cheminement des déchets à partir du moment où ils « disparaissent » dans les poubelles et où ils sont pris en charge par les services municipaux, jusqu’à leur destination finale : enfouissement, reconditionnement et/ou recyclage. Soit les déchets sont enfouis ou brûlés directement sur le site et n’auront donc parcouru que quelques dizaines de kilomètres au plus, soit ils sont reconditionnés en vue d’être recyclé et peuvent parcourir des centaines voires des milliers de kilomètres pour atteindre le lieu final de leur transformation en « nouvelle matière première ». Pour formaliser cette problématique, nous travaillons, comme d’habitude, avec un jeu d’esquisses explicatives. Ce que nous présentons ici sont les toutes premières esquisses, celles que nous avons l’habitude d’appeler « esquisses 0 » et qui représentent les premières tentatives de spatialisation (en d’autre terme, ce sont des essais pour « voir ce que ça donne »).

JPEG - 383.8 ko
Echelle locale et nationale

Cette première esquisse représente la surface de collecte des déchets. Cette surface est en réalité (voir la carte finale) plus réduite.

JPEG - 428.8 ko
Echelle du site

Cette esquisse est une préfiguration du plan de la déchetterie qui montre le fonctionnement et les stratégies de localisation des lieux de traitement des déchets selon qu’ils soient très dangereux ou inertes.

JPEG - 429.2 ko
Echelle régionale ou globale

Voici enfin la préfiguration du « grand voyage des déchets » : ceux qui ne sont ni enfouis ni brûlés partent pour des destinations parfois exotiques (Amérique du Sud)... mais plus souvent dans le reste de la Scandinavie et en Europe.

JPEG - 399.5 ko
Carte de synthèse

Le schéma de conclusion est une carte « résumée » des trois échelles d’études, elle correspond à la carte finale intitulée « Déchets : transport et diffusion régionale » et dont l’objectif est de mettre en valeur le réseau de traitement et les itinéraires des déchets. Nous n’avons finalement pas réalisé la carte qui aurait montré toutes les destinations finales en Europe et dans le monde.

JPEG - 786.6 ko
Echelle du site : document de travail

Cette étude nous a permis de voir l’objet déchet de très près et de très loin. Pour la partie « très près », l’utilisation de l’image satellite nous a été d’une grande aide ; collée sur un carton récupéré dans la déchetterie, elle nous a accompagné tout au long de nos visites sur le site, visites au cours desquelles nous l’avons abondamment renseignée.

Lire aussi la double page d’Emmanuelle Bournay sur les déchets, Déchets, les recycleurs et les recyclés, parue dans l’Atlas 2006 du Monde diplomatique, ainsi que la première édition du rapport Waste vital graphics du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) produit par le PNUE/GRID-Arendal et publié en 2004.

Le site Géoconfluences propose un dossier sur les déchets intitulé Entre déchets et recyclages, des flux à risque social et environnemental "

Posté par jade38 à 03:16 - ECO LOGIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dechets, pays recycles, pays recycleurs, pays transits

bibliotheque de cartographie de geo-polilitique(le monde diplomatique):
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/

le dessous des cartes (arte):
***********

article: version pdf
http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/pdf/atlas06_dechets_dble.pdf
version html:
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/atlas-dechets

"

Promouvoir un modèle de croissance fondé sur le productivisme et la consommation a bien des désavantages, le plus préoccupant étant la création exponentielle de déchets dont il est difficile de se débarrasser. Les statistiques ne permettent pas vraiment de mesurer l’ampleur du phénomène, surtout s’agissant des déchets industriels, qui font l’objet d’un commerce international et voyagent parfois sur de très longues distances.

La montagne de déchets issus de la production et de la consommation encombre chaque jour un peu plus les sociétés urbaines. Non seulement la population augmente vite et consomme plus, mais encore les produits industriels, souvent « suremballés », ont une durée de vie moyenne qui raccourcit.

Les produits fabriqués actuellement sont par ailleurs composés d’un nombre grandissant de matériaux difficilement dégradables, comme certains plastiques. Les capacités de gestion des déchets étant largement moindres que celles mises en oeuvre pour produire les biens de consommation, l’accumulation s’annonce diffi cile à freiner, surtout au regard du taux de croissance de certains pays d’Asie très peuplés. Lorsqu’on s’intéresse aux imports-exports de déchets, la première surprise est de constater la diffi culté de rassembler des données. Créée en 1989 sous l’égide des Nations unies, la convention de Bâle est une institution inter-gouvernementale chargée de contrôler et de réglementer la production ainsi que les mouvements transfrontaliers des déchets. Elle fournit des chiffres délicats à interpréter.

Une trentaine de pays ont refusé de ratifi er la convention et ne transmettent pas de statistiques. Plus étonnant encore, 110 pays sur 165 – soit environ 70 % des pays membres – ne communiquent pas de données, y compris la Norvège dont la politique environnementale se veut pourtant très en pointe. Cela en raison de la complexité des procédures de déclaration et des différentes méthodes d’évaluation nationales.

Ces statistiques partielles permettent néanmoins de faire quelques constats intéressants : elles montrent une nette augmentation du volume de déchets en mouvement : pour 50 pays déclarants, les volumes échangés sont pas- sés de 2 millions de tonnes en 1993 à 8,5 millions de tonnes en 2001. Les trois quarts des cargaisons ont fait l’objet d’échanges entre les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Presque tous ces déchets étaient classés comme « dangereux », selon la terminologie officielle – une terminologie hasardeuse, car des déchets a priori inoffensifs, s’ils sont mal gérés, peuvent eux aussi devenir nocifs.

Au cours des années 1980, les normes environnementales se sont considérablement renforcées dans les pays occidentaux, entraînant un développement du trafic de déchets notamment vers l’Afrique. Suite à plusieurs scandales (tel celui du cargo Zanoobia, chargé de déchets toxiques italiens en 1988), une série d’accords internationaux ont étésignés, réglementant voire interdisant les transits vers les pays du Sud.

Source de profit

Le trafic s’est alors dirigé vers les pays d’Europe de l’Est et de l’ex-URSS, puis rapidement recentré sur les grosses nations elles-mêmes productrices de déchets. Cela pour deux raisons essentielles : d’une part, le marché potentiel du traitement des déchets dangereux est plus qu’alléchant pour les industriels du secteur et, d’autre part, il nécessitedes technologies et des infrastructures diffi ciles àfi nancer dans les pays pau- vres. Les déchets dangereux sont ainsi passés du statut de problème à celui de source de profit.

Plus pernicieux, c’est aujourd’hui au nom du « recyclage » que les pays occidentaux envoient en Asie ou en Afrique des déchets au traitement jugé trop polluant ou trop peu rentable. Le cas des déchetsélectroniques (ordinateurs, téléphones portables…) est représentatif : leur volume augmente de façonexponentielle, leur durée d’utilisation diminue constamment, plusieurs des composants utilisés sont toxiques (cadmium, plomb, mercure), et ils sont envoyés en Chine, en Inde ou en Afrique du Sud pour être démantelés et « recyclés ». Non seulement cette activité met en danger la santé des travailleurs, dont les conditions de travail demeurent inadaptées aux substances qu’ils manipulent, mais elle contamine l’air, les sols et les nappes phréatiques. Il en va de même avec le démantèlement des vieux cargos, spécialité de la Chine, de l’Inde et du Bangladesh.

carte_recyclage

Nombre d’écologistes dénoncent ce type de recyclage et se mobilisent pour promouvoir de nouvelles alternatives : repenser la production en tenant compte du devenir des produits, traiter les déchets au niveau local pour éviter leur transfert sur de longues distances, les revaloriser en tant que matière première ou source d’énergie, mais d’abord et avant tout maîtriser la consommation. Commun à de nombreux débats actuels sur l’environnement, cet objectif semble constituer la seule issue crédible pour une planète qui, d’ici à 2050, devrait compter plus de 9 milliards de personnes.

Voir aussi « Une déchetterie modèle ? », par Philippe Rekacewicz, Visions cartographiques, 10 septembre 2007.

origines_dechets

conventions_signes_recycle

Posté par jade38 à 02:59 - ECO LOGIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

monnaie CO2, les MOD et la naissance d'une speculation ecologique

Protocole de Kyoto, quelle ambition??
"Le retrait des Etats-Unis, à l’issue d’un vote au cours duquel près d’une centaine de sénateurs américains se sont prononcés contre la ratification (et aucun pour...), a fait chuter à 40 % des émissions mondiales le gisement de gaz à effet de serre (GES) ciblé. L’engagement global de réduction de 5,2 % par rapport au niveau de 1990, à l’horizon 2012, contenu dans le protocole, correspondait donc à une baisse de 2 % des rejets annuels de GES sur la planète. Si l’on ajoute qu’au moment où se négociaient les modalités de mise en œuvre les émissions étaient déjà inférieures de 4,8 % à celles de 1990 (3), l’ambition réelle se limite à une diminution de 0,16 % des tonnages de GES rejetés dans l’atmosphère (4) ! Ce chiffre n’apparaît bien sûr nulle part dans les communications officielles tant il peut paraître ridicule comparé aux enjeux."

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/12/BERNIER/15396#nb1

extraits:

Introduction:

les considerations ecologiques date de 1920!
le concept de <<pollueur-payeur>> de Pigou:
"Les premiers travaux d’économie préfigurant la notion de taxe environnementale remontent à 1920, quand l’économiste britannique Arthur Cecil Pigou publie The Economics of Welfare (« l’économie du bien-être »), ouvrage dans lequel il traite des « externalités “ou” effet externe » d’un acte de production ou de consommation. Pigou considère qu’une taxe sur les dégâts, infligée à la société (entreprise) inciterait à l’installation de dispositifs et permettrait de limiter les préjudices. Ce raisonnement pose les bases du principe « pollueur-payeur ».

Le protocole de Kyoto:
" Les gaz à effet de serre ciblés par le protocole de Kyoto sont au nombre de six : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), l’hexafluorure de soufre (SF6), les hydrofluorocarbures (HFC), les hydrocarbures perfluorés ou perfluorocarbures (PFC). Une conversion permet de ramener toutes les émissions en « équivalents CO2 », le dioxyde de carbone étant le principal responsable de l’effet de serre et, par conséquent, l’unité de référence."
Le retrait des Etats-Unis, à l’issue d’un vote au cours duquel près d’une centaine de sénateurs américains se sont prononcés contre la ratification (et aucun pour...), a fait chuter à 40 % des émissions mondiales le gisement de gaz à effet de serre (GES) ciblé. L’engagement global de réduction de 5,2 % par rapport au niveau de 1990, à l’horizon 2012, contenu dans le protocole, correspondait donc à une baisse de 2 % des rejets annuels de GES sur la planète. Si l’on ajoute qu’au moment où se négociaient les modalités de mise en œuvre les émissions étaient déjà inférieures de 4,8 % à celles de 1990 (3), l’ambition réelle se limite à une diminution de 0,16 % des tonnages de GES rejetés dans l’atmosphère (4) ! Ce chiffre n’apparaît bien sûr nulle part dans les communications officielles tant il peut paraître ridicule comparé aux enjeux."
"Pour passer d’une réduction de 4,8 % à une réduction de 5,2 %, il faut encore diminuer les émissions de 0,4 %. Une baisse de 0,4 % sur 40 % des émissions mondiales correspond à 0,4 5 (40/100) = 0,16 % des rejets de GES dans le monde."

Mais, une vision liberale va changer l'orientation des considerations ecologiques.
le concept liberal de Coase, modele d'inspiration des quotats americains en SO2 (acid rain) et Co2.

"Malgré cette prise de conscience, une victoire idéologique des libéraux s’amorce au début des années 1990. Devant l’incapacité des zones urbaines à respecter le Clean Air Act, le gouvernement, après différents assouplissements, décide de mettre en œuvre un système d’échanges de droits d’émission. Ce système s’inscrit dans un nouveau programme intitulé Acid Rain (« pluies acides ») qui fixe des objectifs de réduction des émissions de dioxyde de soufre (SO2), responsable des pluies acides. Le dispositif délivre aux cent dix installations les plus polluantes des autorisations à émettre du SO2, puis leur permet l’échange libre de ces droits sur le marché."

Une application du protocole de Kyoto...risquee:
"La manière dont se profilent les négociations internationales pour l’après-2012 est très inquiétante. Les parties prenantes du protocole semblent en effet prêtes à de nombreuses concessions pour obtenir cette fois l’accord des Etats-Unis. Or la stratégie américaine pourrait être de décrocher, à la place d’objectifs absolus de réduction des émissions, soit des engagements non contraignants, soit des objectifs exprimés en « intensité carbone », qui reflète le contenu en CO2 de la croissance. Dans ce second cas, le référentiel deviendrait la quantité de dioxyde de carbone émise par point de produit intérieur brut (PIB), ce qui aboutirait à ranger définitivement les politiques de lutte contre le changement climatique au rayon des décorations."

L'unite carbone:
"Les gaz à effet de serre ciblés par le protocole de Kyoto sont au nombre de six : le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), l’hexafluorure de soufre (SF6), les hydrofluorocarbures (HFC), les hydrocarbures perfluorés ou perfluorocarbures (PFC). Une conversion permet de ramener toutes les émissions en « équivalents CO2 », le dioxyde de carbone étant le principal responsable de l’effet de serre et, par conséquent, l’unité de référence."

le marche europeen du carbonne:
"Le marché européen du carbone est calqué sur le fonctionnement des marchés financiers. Les échanges peuvent se faire soit directement entre détenteurs de quotas (de gré à gré), soit sur des places financières organisées (bourses de CO2) qui permettent de faciliter et de sécuriser les transactions. Ces dernières se font soit au comptant, soit à terme, c’est-à-dire à une date de livraison déterminée à l’avance. Ainsi, on peut suivre l’évolution de deux prix pour le carbone : le prix de la tonne au comptant (dit « spot »), et le prix de la tonne livrée en décembre 2008 (dit « futures »)."

Issus des taxes carbone et des quotats CO2 en France et en Grande Bretagne:
"Enfin, les parties sont invitées à étendre ces dispositifs à des secteurs non couverts par l’allocation des quotas. Les « projets domestiques », pour lesquels le gouvernement français a fixé au printemps 2007 un cadre réglementaire, offrent un accès au marché à des exploitants faiblement émetteurs, privés ou publics, ainsi qu’aux secteurs agricoles et du transport, en contrepartie d’investissements contribuant à diminuer les rejets ou à absorber le dioxyde de carbone.

Le Royaume-Uni va plus loin, puisqu’il travaille actuellement sur un texte de loi visant à attribuer un volume de quotas à chaque personne adulte. Cette quantité de droits, créditée sur une carte à puce, serait débitée à chaque consommation d’énergie primaire : plein d’essence, remplissage d’une cuve de fioul, règlement d’une facture d’électricité... Une fois le solde épuisé, il faudrait payer au prix fort le rechargement de la carte de crédit CO2, ou bien acheter des unités supplémentaires sur le marché."

Conclusion:

"Aucune solution efficace ne peut vraisemblablement exister sans remettre en cause les systèmes de production et les règles du commerce international, en instaurant par exemple de nouveaux droits de douane qui intégreraient le contenu énergétique et carbonique des produits d’importation. Ce dispositif se situerait à l’opposé d’une logique protectionniste, les recettes étant utilisées pour mettre en œuvre des projets réellement durables dans les pays en voie de développement, en confiant leur réalisation à des entreprises locales ou à des entreprises conjointes dont les capitaux proviendraient majoritairement du pays hôte.

Cette taxe mixte carbone-énergie devrait aussi s’appliquer aux activités industrielles résidentes. Dans ce cas, les recettes pourraient alimenter pour moitié le budget de l’Etat et autoriser des politiques publiques ambitieuses en matière d’environnement. L’autre moitié serait placée sur un compte individualisé de l’entreprise, réservé à l’investissement dans des technologies lui permettant de réduire ses émissions. Enfin, un conditionnement efficace des aides publiques devrait compléter le dispositif. En d’autres termes, pour répondre à l’échec de Coase et aux enjeux de la crise environnementale, nous devons réinventer Pigou."

Posté par jade38 à 02:25 - ECO LOGIQUE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2008

speculation alimentaire

>>> a venir

speculation sur les produits de subsistence dits "matieres premieres"
comme arme de contre-pouvoir des annees 1970  a 2009

le deplacement des poles de speculations selon les decennies/les investissements
energies (post OPEP)
fonciers
tissus
alimentaires
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/03/A/15694 "we feed the world"
http://marchedescereales.over-blog.com/
http://www.info-palestine.net/impression.php3?id_article=4166
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/03/28/la-speculation-chamboule-les-prix-des-matieres-premieres_1028439_3234.html
energies

le financement "occulte" des partis politiques etrangers
par les administrations americaines
comme regulateur de l'ordre morale mondiale

amerique latine: cuba
les dictatures militaires ou royalistes africaines, cambodgienne et indochinoise.
les partis syndicaux en france et aux nerderlands

la lutte contre les pauvres
les pays de la dette : les debiteurs de la banque mondiale

correspondances avec les luttes populaires dans les pays producteurs et
les manifestations anti FMI, anti PAC, les crise de la faim, les manifestations de la famine, le mouvement alter-mondialiste.
http://info.rsr.ch/fr/points-forts/La_speculation_financiere_accusee.html?siteSect=2011&sid=8969329&cKey=1208172661000

rapport de l'agriculture banque mondiale 2008:
http://siteresources.worldbank.org/INTWDR2008/Resources/2795087-1192112387976/WDR_00_book.pdf

Posté par jade38 à 12:35 - THINK 2 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

koujou moe 工場緒え le romantisme des usines

INDUSTRIAL AESTHETICS/THe Japan Times:


Beauty beheld in brutalism


By TOMOKO OTAKE


Staff writer

No matter how wild or wacky their hobbies or obsessions, in the age of the Internet no one need feel isolated any more, and by casting all inhibitions aside almost anyone is assured of finding like-minded others out there in cyberspace — if not just around the corner from home.

News photo
Beauty in the brutalism of functional industrial construction is well represented by this nighttime shot of a petrochemical plant in the waterfront Honmoku district of Yokohama (above), while smoke billowing from a huge chemical complex in Yokkaichi, Mie Prefecture (below), adds an ethereal touch to an otherwise entirely mechanistic scene. TETSU ISHII PHOTOS
News photo

Tetsu Ishii is no exception. Through the Web, the freelance illustrator from Tokyo's residential Suginami Ward has astonishingly found thousands of men and women, young and old, who all share the same passion as him: they love factories.

Factories? Those lifeless, air-polluting, giant metallic structures? How could factories be attractive to anyone?

But according to Ishii, who heads an 8,000-plus-member mixi (social networking) Web community titled "Kojo Kombinato Ni Moeru Kai (A Group in Love With Factories and Industrial Complexes)," those gargantuan, steam-spewing constructions have an aesthetic all their own.

"Factories represent functional beauty on a scale that is never seen in other structures," Ishii, 40, explains at a cafe in Tokyo's Akihabara district, which is known as the nation's mecca for all things "geeky."

To date, Ishii has visited dozens of industrial plants around the country to capture their majestic beauty with his camera at various times of the day and seasons of the year.

Whether his viewfinder is filled with the long evening shadows cast by a gigantic, steam-belching petrochemical complex, or ocean-front gas-storage tanks lit up surreally against the sea and a dark night sky, Ishii is in awe of them all.

Finally, in March, Ishii's hobby turned into a photo book titled "Kojo Moe (Factory Love)," which features his images of gargantuan steel plants, towering oil refineries and chemical factories billowing clouds of who knows what.

The book has sold more than 30,000 copies, which is unprecedented for its genre, according to the publisher, Tokyo Shoseki Co. Ltd.

Ishii says the roots of his infatuation lie in science fiction, which often features factories in the backgrounds of futuristic films, manga and anime.

While he was long vaguely aware of his love for these cathedrals of industry, he says it was not until his teenage years that he clearly acknowledged his own deep feelings.

"I was watching 'Blade Runner,' " this native of Ikeda City, Osaka, recalls, referring to the 1982 movie starring Harrison Ford. "It's set in a gloomy future Los Angeles, and the lead character has a flying patrol car. I was glued to the city's metallic landscape — I found it so beautiful."

After high school, Ishii went to work in Tokyo. Soon afterward, he says, he was naturally drawn to places in and around the metropolis where he could view petrochemical complexes and huge industrial sites. At such venues, Ishii would spend hours marveling at the way they kept working throughout the night, with their bright lights on. Yet for years, he says, it was hard for him to express his feelings to others, let alone share them.

That changed, however, when he found a handful of like-minded souls who had written about their fascination with factories on the Web, and he met up with them several years ago.

News photo
Factories fan Tetsu Ishii, who heads a Web community with some 8,000 members who behold beauty in sights most consider eyesores. TOMOKO OTAKE PHOTO

"It was winter, and we organized a tour of factories in the Kawasaki area (of Kanagawa Prefecture)," he says. "Until then, I had thought there might be something wrong with me, for feeling so excited about factories. But then when I met face to face with these people, I discovered that they were even more deeply in love with factories! I felt relieved."

Ishii says that everyone has a different reason for being attracted to factories, noting that some do feel sexually turned on by the metal creations, what with all those thrusting columns and sinuous pipes. Ishii, though, insists he finds "zero sexual appeal" in them, even though his book's title contains the word "moe" — a word that Akihabara wanderers started to use a few years ago to express their romantic feelings for costumed "maids" and young female characters in anime and comics.

Ishii says he put "moe" in the title simply because he wanted the book to appeal not just to photo geeks or industry experts, but to ordinary people as well. Others he knows personally who regularly gathered to view factories, Ishii says, include academics who are researching ways to narrow the gap between industry and citizens, artists fascinated by their complex forms, and those who actually work in them and love the atmosphere.

For freelance writer/photographer Ken Oyama, however, it is a feeling of nostalgia that draws him back again and again to factories.

News photo
Whether they are seen by night, like this oil refinery in Yokohama's Negishi district (above), or in broad daylight, such as this huge complex in the Ukishima district of Kawasaki, massive industrial plants are things of great "functional beauty" for the many people with eyes to see them that way. TETSU ISHII PHOTOS
News photo

Oyama, who spent his childhood in Funabashi, Chiba Prefecture, says that he has many fond memories of going on bicycle rides with his father to the industrial area in his neighborhood. Oyama says he wants to resist the "fixed thinking" in society which has it that people can only be moved by rural landscapes or nice-looking streets. "There is nothing wrong with feeling nostalgic for factories," he says. "It's no different from being touched by the sight of the setting sun."

But don't these factory freaks have any reservations about expressing their attraction to something with a dark side to it? After all, Japan is widely known as a birthplace of kogai (industry pollution), with polluted air and water from factories having caused tremendous health damage to people living nearby from the 1950s through the 1970s — even killing some and causing life-changing disabilities to other adults, babies and fetuses.

While he acknowledges that his group has yet to attract self-proclaimed "eco-friendly" types, Ishii says that people should learn more about factories, whether they love them or hate them.

"Eco-friendly people care a lot about food and where it comes from. But we hardly ever think about how our lives are tied to factories," he says.

"However, we should not shun factories, because shunning them makes it even more difficult for us to understand what is happening in our society."

Tetsu Ishii and Ken Oyama will co-host "Kojo Night," a talk show/slide show on images of factories, showcasing some of their photos, from 4 p.m. on Aug. 25 at Tokyo Culture Culture in Odaiba (nearest station Aomi on the Yurikamome Line). Admission is ¥1,500. For more information, visit tcc.nifty.com

The Japan Times: Sunday, Aug. 19, 2007

blog a consulter:
http://blog.livedoor.jp/sohsai/archives/cat_59739.html
k_s

http://d.hatena.ne.jp/wami/
f:id:wami:20061126053504j:image

reflexion:

le romantisme de l'aire moderne, de ses usines ou de nos sentiments d'envie, de revanche et de competitivite intellectuelle et politique, sur des constructions de cette epoque, les buildings et sky-scrapers, avec leur batis et leurs ouvriers, montrent que la competitions industrielles des lumieres et des villes exposantes, les cites des expositions universelles, marquent la permanence du colonialisme industrielle jusqu'a nos jours. La suprematie du bati est toujours a l'oeuvre dans le challenge de "la tour la plus haute du monde" et dans ses epurations ethnico-economique des "slums/bidonvilles" lors de visite officielles, de plan de remodualtion economique ou encore de jeux olympiques. Les enjeux et les exclusions sont des les pile et face de cette meme medaille.

Au dela de son angoumant politique et corporation industrielle de pouvoir, positionnement acquis de ce processus moderne, les positonnant strategiquement en haut de la pyramide socio-economique, des forces du travail egalement, ces paradigmes gagnent les coeurs paiens et populaires, comme au temps de baudelaire, verhaeren, rousseau, munch, manet... ou on peignait la ville comme un monstre devoreur de la terreur et de la vie humaine populaire. Le nombre d'attirance vers le urban landscape, les banlieues, les usines desfectees, les villes pauvres, sont une continuite de ce sentiment populaire moderne des classes "absorbees" par ses pheneomenes ambivalents de course en avant et de regain d'inegalites inhumaines. Avec comme point contemporain, le sentiment "desafecte" ou "la depolitisation", comme une nostalgie du perdant... l'explosion urbaine dans les nouveaux pays industrialises naissent avec un paradigme renversant: les bidonvilles deviennent la forme "informelle" majoritaire dans les nouvelles megapoles, notamment indiennes et sub-sahariennes. Ils destabilisent les references urbaines en termes de classes ou de sociologie urbaine. Les reseaux d'entre aide de la misere s'effritent dans une surexploitation des uns des des autres, des conditions de competition innommables, surtout des femmes, des enfants et des diminues, avec comme recourt communautaire le regain de communaute magiques ou mafieuses, et des sectes, avec la condamnation des enfants sorciers. Dans les pays dits riches, les banlieux et les les populations stigmatisees, souvent migrantes, cumulent difficultes socio economique, de logement et de diabolisation mediatique. Les jeunes se tournent aussi vers des organisations a tendances religieuse, mafieuse, narcoleptiques ou terroristes. Partout on voit naitre une criminalisation et/ou precarisation des jeunes et des personnes agees. Partout on voit les sentiments de devalorisation morale ou ethnographique des enfants et des jeunes, et de la diabolisation voire de l'auto-diabolisation clanique des pauvres pour regir et inter agir dans des relations conflictuelles de reseaux (guerres des gans, guerres des quartiers ou des banlieues, guerres des brand industrielles de reconnaissance).

Les edges cities et les reseaux d'infrastructures assimiles leur antipodes sementiques, copies pastiches d'une floride ou d'un new york (chine, singapour, hong Kong, Tokyo, seoul, ou dans les emirats(dubai).

Serait-ce le debut du temoignage historique populaire de la passe de ce modele urbain dominant?

Ou alors d'une redistribution sur l'echiquier mondial (decentralisation, poperisation des campagnes, des banlieues) qui n'anoncerait alors pas son epuisement, mais son apocalyptique essor?

Certains experts previsualisent les megabidonvilles de l'informalite comme une nouvelle urbanite du XXI eme siecle avec de nouvelles economies d'echanges, il decrivent deja des conditions depassant deja les epoques victoriennes, les naples, les londres et les paris miseeux d'autrefois.

Posté par jade38 à 10:39 - URBAIN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

la classe mondiale des pauvres

politique urbaine-evolution socio demographique: "la classe mondiale des pauvres.

La modernite du XXeme siecle s'est etendue dans les concepts du neo-liberalisme. Nous construisons les symboles de nos villes, notamment a travers les sky-scrapers, avec les memes fascinations qu au debut du XX eme siecle (voir l'excellent article dna sle monde diplomatique de mars 2008, la tour et l'evolution sementique des expositions universelles). consulter aussi les tendnaces "kojo moe" au japon, avec les fans du romantisme industriel(http://search.japantimes.co.jp/print/fl20070819x1.html). Decouvrer la litterature de Verhaeren "les campagnes hallucinees- Les villes tentaculaires "1893.

On voit partout renaitre des conditions feodales ou dite de l'ere victorienne. Dans les "nouveaux pays industrialises", qui sont des territoires post decolonise, ont une explosion urbaine qui defit les models urbain de la ville et de leur population. On voit apparaitre dans ces regions des bidonvilles et de nouvelles classes pauvres.

Les PAS du FMI dans les annees 70-80 ont sape les politiques publiques des pays en difficultes. Les annees 90 n'ont pas permis une relance economique esperee. Et il reste encore le miroir fantasmee d'un eliotropisme europeen et des groupes FMI/Banque mondiale de la debrouillardise solidaire.

Mais apres la situation en Irak, les toutes recentes analyses d'experts de terrains, ong, journalistes independants, groupe arme americain "the Rand" voient les foyers de l'insurection des bidonvilles comme les prochains confilts armes. Demain, les guerres civiles seront en ville. L'extreme survie dans ces bidonvilles voit leur reseaux d'entre aide jadis effectifs s'effriter sous de nouvelles fragmentations de classes competitives : travailleurs independants, exploitants locataires, femmes et enfants esclaves... la politique d'entraide ne resiste pas aux conflits neoliberaux dans ces pays.

Le phenomene semble se generaliser aux pays riches ou l'incriminite des pauvres se formalisent (voir "Punir les pauvres" de Loic Wacquant). "les politiques publiques anti-pauvres" supplantent la lutte contre la pauvrete sociale (Paris, Londres, Tokyo, Shangai, Pekin...). La criminite des pauvres et les etats policiers se renforcent a travers des couvres feux, des episodes mediatiques et des legislations dites de "securite" pour classes moyennes. Les edges cities s'accompagnent d'une remodelation de l'espace urbain en chateau reseau, les edges cities sont couplees d'installations en infratructures routieres qui desaxent les villes et les quartiers (voir etudes de mike davis sur els edges cities chinoises et americaines). Dans un territoire privee locale aux implications symboliques internationales, d'une neo-classe bourgeoise globale.
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/03/

Mike Davis "le pire des mondes possibles"            Punir les pauvres/ Loïc Wacquant
9782707152893

"Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque "crime et châtiment". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulences de la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif "libéral-paternaliste", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale aux mouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la "pensée unique sécuritaire" qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché."

la ville franchisee David Mangin/formes et structures de la ville contemporaines, etudes de cas francais et americain

blog: resonnance symbolique et l'implicaion des reseaux auto-routiers urbains entant que modele bio determine du desire
http://www.spaceandculture.org/2008/04/25/road-networks-as-bio-determined-lines-of-desire/« Neuroaesthetics and the Time-Spaces of the Academy

Road Networks as Bio-Determined Lines of Desire


View Larger Map

Although Edmonton — my current abode — subscribes to the striated-space solution when it comes to its road network design, recent research by French and US physicists has revealed that more often than not road networks in urban spaces resemble the veins of your common leaf (PDF).

Leaves and roads

The production of these “lines of desire” are reflections of paths of least resistance, attempts to achieve maximum transport-efficiency, affordances, dispositions, etc. This revelation was revealed thanks to “a simple mathematical model that can recreate the characteristic leaf-like patterns that develop, growing a road network from scratch as it would in reality.”

Marc Barthélemy of the French Atomic Energy Commission in Bruyères-le-Châtel tells the story’s author:

Beyond the economic, demographic and geographic “forces” that shape a town, there are a myriad of small “accidents” that contribute. Although these are unpredictable, they can be understood in terms of statistics and simple modelling.

It seems, then, that the neorological mind-mapping aluded to in my last post might not be so farfetched since all that’s required is the right equation.

- Matthew

autres orientations de reflexion:

jacques attali: http://www.attali.com/
attali

"Jacques Attali raconte ici l’incroyable histoire des cinquante prochaines années telles qu’on peut les imaginer à partir de ce que l’on sait aujourd’hui de l’histoire et de la science. Il dévoile la façon dont vont évoluer les rapports entre les nations, dont les bouleversements démographiques, les mouvements de population, les mutations du travail, le terrorisme, la violence, les changements climatiques, l’emprise croissante du religieux vont affecter notre quotidien.
Il montre enfin qu’il serait possible d’éliminer la pauvreté, de faire profiter chacun équitablement des bienfaits de la technologie et de préserver la liberté de ses propres excès comme de ses ennemis, de laisser aux générations à venir un environnement mieux protégé, de faire naître, à partir de toutes les sagesses du monde, de nouvelles façons de vivre et de créer ensemble." (commentaire fnac)
Jacques Attali parle de la nouvelle classe mondiale pauvre, et de sa commercialisation a venir(voir reportage dans ).Cet ouvrage est un teinte d'un optimiste et de certains ideaux, ideologiques. a moderer donc.

Pierre Rosanvallon/ La contre-democratie, la politique a l'age de la defiance.9782020884433

Parel de la chutte des politiques publiques et du desengagement de l'Etat. ILs decrit les procedes citoyens qui se developpent a cote des institutions, d'ou le titre, entendez "contre" comme le mot a cote, parallele et non oppose, comme prend soin de le preciser l'auteur dans son edito.EXcellent ouvrage, un peu academiqeu en lecture.

Posté par jade38 à 10:14 - URBAIN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2008

Tour, modele moderne (1900s)...pourquoi?

>>> article en cours

La tour, le gratte ciel sont la demonstration technologique qui a supllantee les expositions internationsles, reorientes dans la comprehension culturelle.

Un modele pourtant qui celebre une ideologie du passe...du defit moderne

lire a ce sujet le xcellent atricle dans le monde diplomatique mars 2008.

quelques projets

http://www.techno-science.net/forum/viewtopic.php?p=56299&sid=75d5e174e3a7a07c2462ff2480e3aaba

Posté par jade38 à 08:41 - URBAIN - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2008

tour solaire

video:
http://www.dailymotion.com/playlist/x69hj_leblogdelenergiesolaire_l-energie-solaire/video/xr7dk_tour-solaire_ads

wikipedia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_solaire

Une tour solaire est une centrale à énergie renouvelable, construite de manière à canaliser l'air chauffé par le soleil afin d'actionner des turbines pour produire de l'électricité. Le concept a été inventé par l'ingénieur allemand Jörg Schlaich.

principe:

Schéma de principe

Schéma de principe

La tour n'est en fait qu'une cheminée. L'air, sous une serre gigantesque, le « collecteur », placée tout autour de la cheminée centrale, est chauffé par le Soleil et dirigé vers le haut par convection, le déplacement de l'air permettant à des turbines situées à l'embouchure de la cheminée de produire de l'électricité. Son fonctionnement se base sur un principe simple : l'air chaud étant plus léger que l'air froid, il s'élève.

Les avantages principaux de cette technologie sont : le peu d'entretien nécessaire, une mécanique simple, et la gratuité des rayons du soleil. De plus, comme le sol sous le collecteur, truffé de conduites d'eau, emmagasine de la chaleur le jour pour la redonner la nuit, le système est opérationnel quasiment 24 heures sur 24. La seule difficulté est l'investissement de départ.

Une variante qui consiste à coucher la tour à flanc de montagne est également à l'étude. Le principe reste le même : un vaste collecteur situé au niveau d'une plaine, et un conduit qui débouche en altitude, permettant de tirer profit de la différence de température. Puisqu'il ne s'agit pas d'une cheminée dressée au milieu du collecteur, mais d'un conduit couché à flanc de montagne, son installation et son éventuel démontage peuvent être envisagés plus facilement. Le projet pourrait par exemple s'appliquer à des zones montagneuses comme l'île de la Réunion.

Historique

De nombreux chercheurs dans le monde ont présenté différents projets de tour solaire.

Le premier est incontestablement un militaire espagnol, le Colonel Isidoro Cabanyes, qui en 1903 proposa un modèle de tour solaire dans la revue La Energía eléctrica[1].

On peut également citer le physicien français Bernard DUBOS qui proposa en 1926 d'exploiter un vent vertical produit par un gros tube installé sur le flanc d'une montagne.

L'une des premières représentation d'une tour solaire a été rédigée en 1931 par un auteur Allemand: Hanns Günther.

Entre 1940 et 1960, le français Edgard Nazare, après avoir observé plusieurs tourbillons de sable (dust devil) dans le sud saharien, et en avoir mesuré les caractéristiques grâce à son déclinomètre-alidade de poche, imagina un dipositif totalement révolutionnaire: la tour à dépression, aujourd'hui appelée tour à vortex. C'est en 1956 qu'il déposa son premier brevet à Alger. Ce brevet fut redéposé à Paris le 3 août 1964 sous le numéro 1.439.849 (P.V. 983.953). Il s'agissait de générer artificiellement une ascendance atmosphérique tourbillonnaire dans une sorte de tour en forme de tuyère de Laval et d'en récupérer une partie de l'énergie au moyen de turbines.

En 1975 l'ingénieur canadien Louis M. Michaud publia son projet Vortex Power Station dans le bulletin de la Société américaine de météorologie. Il s'agissait également de générer une ascendance atmosphérique tourbillonnaire, mais dans une tour cylindrique.

Mais ce n'est qu'en 1981 qu'un premier prototype de cheminée solaire fut effectivement construite à Manzanares (ville espagnole à 150 kilomètres de Madrid) sous la direction de l'ingénieur allemand Jörg Schlaich, et grâce aux fonds du Ministère allemand de la recherche et de la technologie. Il ne s'agissait pas d'une tour à vortex mais d'une simple cheminée solaire, 5 fois moins puissante (à hauteur égale). Cette cheminée mesurait 194 mètres pour une puissance de 50kW et a fonctionné jusqu'en 1989. Elle fut arrêtée en raison d'un coût du kilowatt-heure, cinq fois plus élevé qu'une centrale thermique classique.

Enfin, c'est le 8 octobre 1985 que le russe George Mamulashvili déposa son brevet N° 1.319.654 pour un projet comparable à la tour à vortex appelé Vertical Aeorothermal Power Station.

En termes plus précis, les anglo-saxons désignent la technologie de la cheminée solaire par: "Single Flow Upwind System" et la technologie de la tour à vortex par: "rotational flow wirling system".

Les projets

Le projet australien
tour_solaire

Un projet de tour solaire, appelé Projet de Buronga, prévue pour 2010, est actuellement développé en Australie par la société Enviromission. La cheminée aurait 990 mètres de hauteur, 70 mètres de diamètre. La centrale fournirait 200 mégawatts de puissance électrique. Il s'agit d'un des projets les plus ambitieux de la planète pour la production d'énergie alternative : une usine à énergie renouvelable qui fournit 4 fois moins de puissance qu'un petit réacteur nucléaire (200 MW contre 915 MW pour un réacteur à eau pressurisée) tout en étant plus sûre et plus propre.

Le coût d'investissement est d'environ 400 millions d'euros.

Pour contrer l'effet d'ovalisation de la tour (qui la replierait sur elle-même aussi facilement qu'un cylindre de papier mouillé posé sur une table, vu son incroyable légereté), la société d'ingénierie SBP, responsable du projet, a eu l'idée de placer dans la tour à intervalles réguliers des structures de maintien ressemblant aux rayons d'une roue de bicyclette. Elles ne diminuent que de 2% la vitesse de l'air.

La tour solaire fournirait un kilowatt-heure près d'un tiers moins cher que ceux fournis par les panneaux solaires, mais encore cinq fois plus cher que l'électricité au charbon, qui représente 95% de la production en Australie. Des touristes pourraient visiter la tour, afin de réduire encore significativement le prix du kilowatt-heure. La culture de tomates au sein du collecteur est aussi envisagée.

Spécifications du projet

tour_solaire2

  • Une cheminée de 990 m de haut (3281 pieds) matériaux composite
  • Un collecteur de 7 km de diamètre, soit 38,5 km2 de verre et de plastique.
  • Température de l'air chauffé dans la cheminée : 70 °C.
  • Vitesse de l'air dans la cheminée : 15 m/s (54 km/h).
  • 32 turbines.
  • Énergie produite : 200 mégawatts, 7 fois moins qu'un réacteur nucléaire moderne (Chooz = 1500 MW par réacteur), mais assez pour fournir en électricité environ 200 000 logements.
  • Ce projet peut paraître incroyable mais ses concepteurs le disent réaliste. Les études de faisabilité par le bureau d'ingénieurs allemand SBP, basée à Stuttgart, arrivent à leur terme. Cette tour solaire serait donc construite par l'entreprise EnviroMission dans le désert de Nouvelle-Galles du Sud, dans le comté de Wentsworth. Si le financement est trouvé, sa construction devrait commencer avant 2010.
  • Aux dernières nouvelles, EnviroMission se lance dans le développement d'une première version plus petite et moins coûteuse (50 MW) avec une cheminée en béton précontraint haute résistance. On s'inquiète tout de même de la lenteur du projet aux vues des sommes mises en jeu et des investissements déjà réunis.

Le projet espagnol

Un autre projet de tour solaire, prévu pour arriver à échéance avant 2010, si le financement est trouvé, est actuellement développé en Espagne dans la localité de Fuente el Fresno, un village de la Province de Ciudad Real. Les travaux devraient être menés en collaboration avec les entreprises espagnoles Campo 3 et Imasa, et la compagnie allemande Schlaich Bergermann. Cette tour de 750 mètres de hauteur serait dès lors la plus haute de ce genre en Europe.

Spécifications du projet

  • Une cheminée de 750 m de haut.
  • Un collecteur de 3 km de diamètre, couvrant 350 hectares, dont 250 hectares pourraient être utilisés pour la culture de légumes sous serre (tomates).
  • Vitesse de l'air dans la cheminée : 43 km/h.
  • Puissance de l'installation : 40 mégawatts, soit la demande en électricité d'environ 120 000 personnes.
  • Coût du projet : 240 millions d'euros, que les partenaires espèrent réunir en 2007.
  • En complément de cette production énergétique, le projet permettrait également l'installation d'équipements de télécommunication et de surveillance contre les incendies, et devrait revêtir un aspect touristique en prévoyant un accès au public.

Autres projets

Représentation tridimensionnelle de la tour solaire expérimentale à Jülich

Il existe actuellement deux projets de construction de tour solaire : une tour en forme de tuyère de Laval par la société française Sumatel en Savoie qui a déjà construit en 1997 une maquette de 6 m de haut et envisage de passer à 60 m ou plus, et la tour cylindrique de 500 m de haut citée ci-dessus. A hauteur égale, les puissances prévues pour ces deux projets sont très différentes et le modèle expérimental, construit par Sumatel sur le site de Bouillante aux Antilles, n'est pas à proprement parler une tour solaire, car il tire ses calories d'un gisement géothermique et non du soleil.

Pour une éventuelle tour de 500 m, Sumatel annonce plus de 1500 MW alors que le projet australo-allemand avance le chiffre de 50 MW. Cette différence de performance s'explique par la différence de hauteur du phénomène atmosphérique exploité. Le procédé français permet de générer un tourbillon atmosphérique qui peut atteindre 20 km de haut, alors que le procédé australo-allemand se contente d'exploiter l'effet de tirage d'une simple cheminée. Telle une trombe ou une tornade, la cheminée virtuelle de 20 km de haut a un tirage, donc un rendement, beaucoup plus important qu'une construction humaine, même de très grande hauteur. Dans les deux cas les lois de Carnot sont respectées. La différence de température entre les couches basses et hautes de l'atmosphère est simplement beaucoup plus importante dans le projet français. L'inventeur Nazare, et avec lui la société Sumatel, estime que c'est à partir d'une tour de 300 m minimum que l'on peut espérer générer un tourbillon de 20 km de hauteur et obtenir les puissances annoncées. Contrairement à la tour australo-allemande, la tour française n'est utilisée que pour amorcer le phénomène atmosphérique.

Homonymie

Une tour solaire est aussi un instrument scientifique pour examiner le soleil : tour solaire de Meudon.
Voir aussi
Tour énergétique Montagne solaire
Réferences Lorenzo, Las chimeneas solares : De una propuesta española en 1903 a la Central de Manzanares, De Los Archivos Históricos De La Energía Solar. http://www.fotovoltaica.com/chimenea.pdf
Liens externes
(fr) La tour solaire en Australie
(en) Site de la société Enviromission
(en) Site de la société Solarmission : avec film de présentation
(en) EnviroMission - projet de tour solaire d'une puissance de 200 MW en Australie

Posté par jade38 à 08:58 - TEK-no=LOGY - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »